Editeur : Librio
Prix : 2€
Nombre de pages : 124p.
Genre : Classique
Résumé :
Russie, milieu du XIXe siècle. Nikolegnka vient d'avoir 10 ans. Sa vie de petit garçon est faite de mille impressions vives et contrastées : les tracasseries et les bontés de Karl Ivanovitch,son vieux précepteur, la chasse à courre et les goûters sur l'herbe, sa chère maman jouant du piano, ses jolies petites sœurs et Mimi, leur sévère gouvernante... Mais un jour, il faut quitter ce paradis pour apprendre les manières du beau monde à Moscou, chez grand-mère, la " babouchka ". Ces premiers pas dans l'univers étrange des adultes amènent bientôt d'autres surprises : la découverte de la camaraderie et de l'amour, mais aussi de la mort. Autour de l'enfant émergent des visages, des paroles : ceux de la vieille noblesse russe etde ses valeurs ancestrales. Un monde à jamais disparu, que le jeune Tolstoï évoque avec tendresse et mélancolie dans ce premier roman autobiographique.
On étrenne aujourd'hui mon premier Leon Tolstoï! Je n'avais jusque ici jamais eu le courage de me lancer dans une oeuvre de l'auteur. Guerre et paix et Anna Karénine sont pourtant des livres qui m'attirent, notamment de par ma maman qui a lu assez jeune le second, et beaucoup aimé, mais pour moi, le courage n'a pas encore sonné à ma porte ;)
Etant tombée sur ce Librio il y a quelques années de ça, je m'étais dit que c'était peut-être la bonne occasion de commencer avec l'auteur, de par le caractère autobiographique du roman, mais aussi de par sa petite taille (soyons honnête!).
Alors c'était une bonne idée?
Je dirais que oui! Ma lecture a été vraiment agréable. J'ai aimé être transportée dans une autre époque, notamment la Russie des années 1800 que je connais très peu. Je me suis imaginée dans l'univers que le tout jeune Tolstoï nous présente en même temps qu'il le découvre. Il va devoir quitter sa maison de campagne pour Moscou, où des jeunes gens aisés comme lui doivent aller s'éduquer dans le beau monde, c'est bien sûr un changement plus qu'important. Tout est nouveau pour lui: les réceptions, les belles manières, les jeux...
C'est écrit de telle façon qu'on se laisse emporter par la douce mélancolie, la tendresse avec laquelle l'enfance est abordée. Je me suis laissée happer par le quotidien et les anecdotes de la famille, espièglement retranscrit à travers les yeux du jeune Tolstoï.
J'ai beaucoup aimé la plume qui décrit les ambiances et les paysages d'une très belle manière. Au moment où elle m'a le plus touchée c'est lorsque l'auteur nous parle de sa mère. On ressent parfaitement le lien tout particulier qui les unis, et surtout l'admiration sans faille qu'il lui voue. Une scène m'a particulièrement marquée, c'est lorsque qu'il offre un poème à sa grand-mère dont la fin se termine par "nous t'aimons comme notre propre mère". Il se retrouve bouleversé d'avoir écrit ce vers car il ne veut absolument pas que l'on puisse croire que ce soit vrai tant sa mère elle la personne centrale de sa vie.


















